Dette et impôts
Priorité n° 4 des Français.
Les questions qui se posent
- Comment réduire le déficit public ?
- Faut-il baisser les dépenses ou augmenter les recettes ?
- Quelle répartition de l'effort fiscal ?
Ce que proposent les candidats
Bernard Cazeneuve
- Propose une « règle d'or sociale » : rétablissement plein de la loi Veil (toute exonération de cotisations compensée à l'euro près, à titre rétroactif depuis 2019) et équilibre des comptes sociaux apprécié sur un cycle de cinq ans.
- Veut une fiscalité qui atteigne réellement les très grandes fortunes, les plus hauts revenus du capital et les rentes, et un rééquilibrage de la taxation entre travail et capital.
- Propose de financer une baisse des impôts de production par une réduction des aides fiscales, et de simplifier l'impôt avec moins de niches et de dérogations.
Bruno Retailleau
- S'engage à baisser les droits de succession durant le quinquennat.
- Propose de permettre aux parents de donner jusqu'à 150 000 euros sans impôt à chaque enfant de moins de 30 ans, pendant trois ans.
- Propose de supprimer le forfait social, qui s'élève à 20 %.
Édouard Philippe
- Propose un pacte de 50 milliards d'euros de baisses d'impôts de production en contrepartie de 50 milliards d'euros de suppression d'aides publiques aux entreprises.
- Veut ramener le déficit public de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat.
- Propose d'inscrire dans la Constitution une règle d'or budgétaire visant un retour à l'équilibre des finances publiques en dix ans.
- S'engage à ne créer aucune nouvelle norme ni aucun nouvel impôt pendant le quinquennat.
Emmanuel Maurel
- Propose de rétablir l'ISF, de porter le prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») à 40 % et de créer une taxe sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros.
- Propose un grand emprunt national, ouvert notamment aux seniors, pour financer un plan d'investissement de 300 milliards d'euros.
Éric Zemmour
- Propose une baisse des dépenses publiques de 100 milliards d'euros par an.
Fabien Roussel
- S'engage à rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
- Propose d'exonérer les héritages inférieurs à 200 000 € et de taxer davantage les plus gros héritages.
- Propose de sanctionner la fraude fiscale par la prison, la perte des droits civiques ou des travaux d'intérêt général.
- Propose de nationaliser une grande banque et de créer un pôle public bancaire.
François Ruffin
- Propose de soumettre à référendum une taxe sur les dividendes pour financer la transition écologique : 4 % pour les entreprises versant plus de 10 millions d'euros de dividendes, 2 % en dessous.
- Prévoit d'ouvrir son mandat par des États généraux de la fiscalité.
Gabriel Attal
- Propose un plan de 150 milliards d'euros d'économies, dont les deux tiers sur les dépenses sociales, avec un déficit public sous 3 % du PIB avant la fin du mandat et un retour à l'équilibre des finances publiques en 2037.
- Propose un « frein d'urgence budgétaire » de 15 milliards d'euros.
Jean-Luc Mélenchon
- Propose de geler ou d'annuler le remboursement de la part de la dette publique française détenue par la Banque centrale européenne, évaluée à 600 milliards d'euros, en la transformant en dette perpétuelle.
- Veut supprimer les aides publiques aux entreprises versées sans contreparties.
Marine Le Pen
- Prévoit 140 milliards d'euros nets d'économies d'ici 2032 par rapport à 2026 et un déficit public sous 3 % dès 2030.
- Propose d'instaurer par référendum une « règle d'or » budgétaire imposant chaque année une diminution de la dette.
- Prévoit 30 milliards d'euros de baisses d'impôts et une dette publique ramenée à 112 % du PIB.
- Le RN propose de supprimer la CFE, la CVAE et la C3S et de remplacer l'IFI et la taxe sur les holdings par un impôt sur la fortune financière (4 milliards d'euros).
Marine Tondelier
- Propose une taxe Zucman de 2 % au-delà de 100 millions d'euros de patrimoine.
- Veut rétablir l'impôt sur la fortune (ISF) avec une composante climatique et étendre les conditions de l'exit tax.
- Prévoit de stabiliser le niveau de la dette publique selon une trajectoire privilégiant la progressivité de l'impôt.
Nicolas Dupont-Aignan
- Propose de baisser les impôts de production.
Olivier Faure
- S'engage à instaurer la « taxe Zucman », impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros.
- Le PS, dont il est premier secrétaire, propose de fusionner l'impôt sur le revenu, la CSG et la CRDS en un impôt progressif et de supprimer la « flat tax » sur les revenus du capital.
Raphaël Glucksmann
- Propose de taxer les « méga-héritages » au-delà de 2 millions d'euros, soit le 1 % des plus grosses successions, pour financer une baisse de la CSG sur les salaires.
- Propose de taxer à l'échelle européenne les superprofits des multinationales des énergies fossiles.
- Propose que l'État réalise des économies sur son patrimoine immobilier et ses dépenses de fonctionnement.
Ségolène Royal
- Propose de rétablir l'impôt sur la fortune (ISF) et de supprimer les aides « injustifiées » aux entreprises, et écarte toute annulation de la dette.
Xavier Bertrand
- Veut réduire les dépenses publiques de 20 milliards d'euros par an pendant cinq ans, sans créer de nouveaux impôts.
- Propose une baisse de l'impôt sur le revenu pour les premières tranches.
- Propose un relèvement de la « flat tax » plutôt que la création de nouvelles taxes.
- Propose une règle d'or budgétaire.